Manuscrits de Dunhuang
Les manuscrits de Dunhuang embrassent de riches connaissances et comportent 85 % de textes bouddhiques,mais également des livres taoïstes,nestorianistes et manichéens.Les documents non religieux,bien que moins nombreux (environ 10 % de la totalité),abordent de nombreux thèmes:politique,économie,affaires militaires,géographie,société,ethnicité,langue,littérature,beauxarts,musique,danse,astronomie,calendrier,mathématiques,médecine,sport,etc.
D’après les inscriptions et les notes trouvées dans les manuscrits,ceux-ci furent écrits ou imprimés entre le IVe et le XIe siècle.Le plus ancien serait le Sutra de Vimalakirti,copié en 393 par Wang Xianggao,roi des Liang postérieurs.Ce document est aujourd’hui conservé au Musée de Shanghai.Le plus récent serait les notes apposées en tête d’une copie d’un sutra réalisée sur ordre du roi de Dunhuang Cao Zongshou et de son épouse.Ces notes,écrites le 15e jour du 7e mois lunaire de l‘an V du règne Xianping de la dynastie Song du Nord (1002 ap.J.-C.),sont conservées aujourd’hui au Musée de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg en Russie.

«Bibliothèque murée» des grottes de Mogao,datant des dernières décennies des Tang.
(https://www.daowen.com)
Manuscrit datant de l’an 1002 de notre ère.
La plupart des documents furent écrits à la main dans la dernière période des Tang,sous les Cinq Dynasties ou au début des Song.Quelques-uns furent toutefois imprimés ou estampés.Ces manuscrits présentent une grande variété de types de reliure.La majeure partie sont en rouleau,mais il y a aussi des reliures en liasses d’ôles,des reliures en accordéon,des reliures «en tourbillon»[1],des reliures «en papillon»[2] et des reliures «en dos par enveloppement».
Les manuscrits de Dunhuang sont écrits pour la plupart en chinois,mais il existe également une collection dans les écritures des Contrées occidentales,principalement en tibétain ancien,et le reste en huihu,khotanais,sogdien et sanskrit.
Ces documents originaux de la vie politique,économique et culturelle de l’ancienne Dunhuang sont comparés à un «océan académique» et à une «encyclopédie de la société féodale chinoise».Bien que beaucoup d’entre eux soient fragmentaires,ils constituent de rares archives officielles et des dossiers séculiers et monastiques des Wei,des Jin,des Sui,des Tang,des Cinq Dynasties et du début des Song.La recherche sur ces documents nous permet de mieux comprendre cette partie de l’histoire.Ils ont donc une valeur académique importante.