Manuscrits religieux

更新于 2026年10月13日 版权声明
2.Manuscrits religieux

La plus ancienne copie imprimée de sutra bouddhique trouvée parmi les manuscrits de Dunhuang est celle du Sutra de Vajracchedika Prajnaparamita,ou Sutra du Diamant,réalisée en 868 sous les Tang,saisie par l’explorateur britannique d’origine hongroise Aurel Stein et conservée au British Museum à Londres.Il s’agit d’une version complète,composée de sept feuilles de même taille (76,3× 30,5 cm) collées ensemble et dont la longueur totale est de 534 cm.En tête se trouve un diptyque qui représente le sermon de Sakyamuni,et à la fin,une ligne de notes:«Copié et distribué respectueusement par Wang Jie pour ses parents le 15e jour du 4e mois lunaire de l’an IX du règne Xiantong.» Cette œuvre est le plus ancien document imprimé daté en Chine,mais aussi le plus ancien sutra imprimé daté dans le monde.Elle est connue comme étant un joyau de l’histoire de l’impression et de l’art de la gravure.

图示

Sutra du Diamant imprimé en 868.

Les manuscrits bouddhiques découverts dans la «bibliothèque murée» sont nombreux et divers,contenant des textes de presque toutes les sectes du bouddhisme,par exemple le Traité de la Grande Vertu de Sagesse («Da zhidu lun» ou Maha Prajnaparamita Sastra) de la secte Tiantai («Plateforme céleste»),le Traité du Vijnaptimatratasiddhi («Cheng weishi lun») de la secte Weishi («Seul l’esprit») ou encore le Yogacara Bhumi Sastra («Yujiashidi lun») de la secte Yujia («Yogacara»).S’y trouve également le Tripitaka,constitué de trois sections:le Sutra Pitaka,le Vinaya Pitaka et l’Abhidhamma Pitaka.Le Sutra Pitaka recense les paroles attribuées au Bouddha Sakyamuni ; le Vinaya Pitaka traite de la discipline monastique,prescrivant la vie et le comportement des bouddhistes ; et l’Abhidhamma Pitaka est l’ensemble des commentaires de l’enseignement du Bouddha.Le canon bouddhique est connu sous le nom de «Zang Jing».«Zang» signifie «collectionner»,et «Jing» fait référence à un «fil» permettant de relier toutes les doctrines bouddhiques,mais également au «classique»,terme utilisé pour désigner les cinq ouvrages les plus importants du confucianisme.En outre,le bouddhisme désigne son propre canon comme «canon interne» et tous les livres non bouddhiques comme «canon externe».

图示

Manuscrit bouddhique.

Les classiques bouddhistes découverts à Dunhuang sont non seulement complets,mais comportent également parfois des annotations ou des apostilles.Ces notes,allant de quelques mots à plusieurs centaines et se trouvant en général à la fin d’un sutra,furent rédigées par les copistes,soit de leur propre chef soit à la demande de leur employeur.Le contenu de ces inscriptions est varié.Dans les copies officielles,ce sont par exemple la date,le nom du copiste,la quantité de papier utilisé,ainsi que les noms du relieur,des réviseurs et du superviseur,qui furent notés.Dans la Copie du Sutra de Vimalakirti réalisée dans la région de Guanzhong(«Jingmingjing Guanzhong shichao»,collection de la Bibliothèque nationale de Chine),une note indique ainsi:

«Jusqu’à cette dynastie,il y a eu neuf générations.Il existe six traductions de ce sutra:premièrement,à la demande de l’empereur Ling des Han postérieurs,Yan Fodiao de Linhuai traduisit le sutra en deux volumes ; Deuxièmement,sous le règne du roi Sun Quan du royaume de Wu,le bouddhiste laïc Zhi Qian de Yuezhi en traduisit en trois volumes à Wukang ; Troisièmement,sous le règne de l’empereur Wu des Jin de l’Ouest,le moine Dharmaraksa,originaire des Contrées occidentales et sachant lire 36 langues,en traduisit un volume à Luoyang ; Quatrièmement,sous le règne de l’empereur Hui des Jin de l’Est,le moine Zhu Shulan en traduisit trois volumes à Luoyang en l’an VI du règne Yuankang ; Cinquièmement,sous le règne de Yao Xing du Qin postérieur,Kumarajiva,maître en Tripitaka,en traduisit trois volumes en l’an VIII du règne Hongshi dans le monastère Dasi à Chang’an,et il s’agit de la version actuelle ; Sixièmement,sous la dynastie Tang,Xuanzang,maître en Tripitaka,en traduisit six volumes en l’an XXI du règne Zhenguan dans la monastère Daci’en à Chang’an.»(https://www.daowen.com)

Il s’agit là d’une présentation de la traduction du Sutra de Vimalakirti.Elle est d’une grande importance pour la recherche sur l’histoire de la traduction des textes bouddhiques.De telles notes sont nombreuses et nous permettent de connaître les motivations pour copier ou faire copier un sutra,la traduction de textes bouddhiques,la circulation de sutras à différentes époques,la croyance bouddhique parmi la population et le contexte social de l’époque.

Les nombreux écrits bouddhiques en tibétain ancien,en huihu et dans d’autres langues non chinoises,rassemblés dans les manuscrits de Dunhuang,sont également très précieux.

图示

Manuscrit en huihu.

Plus de 800 copies d’écrits taoïstes furent trouvées parmi les manuscrits de Dunhuang,avec près de 170 livres de plus de 230 volumes,dont les titres ont été retrouvés ou déterminés en fonction leur contenu.Plus de 80 livres ne figurent pas dans le Canon taoïste de l’ère Zhengtong («Zhengtong daozang») compilée sous la dynastie Ming et 18 livres de plus de 30 volumes peuvent servir à combler ses parties incomplètes.Alors qu’une bonne moitié des écrits taoïstes trouvés parmi les manuscrits de Dunhuang sont introuvables dans le Canon taoïste («Daozang») transmis à nos jours,20 titres sont mentionnés dans le Catalogue des textes canoniques perdus du Canon taoïste («Daozang quejing mulu»):ayant été recueillis dans le Canon taoïste de la dynastie Tang,ils furent brûlés sous la dynastie Yuan.Par conséquent,ces quelques 800 copies sont d’une valeur inestimable pour la recherche historique sur le taoïsme sous les Dynasties du Sud et du Nord,la dynastie Sui et la dynastie Tang.En tant que l’un des classiques fondamentaux du taoïsme qui nous a été transmis,le Dao De Jing de Laozi peut être confronté aux copies trouvées parmi les manuscrits de Dunhuang.Il existe également une dizaine de copies fragmentaires du Livre de la conversion des barbares («Laozi huahu jing»),permettant l’étude sur les relations entre le bouddhisme et le taoïsme.

图示

Manuscrit nestorianiste.

En outre,des textes du nestorianisme,du manichéisme et du zoroastrisme furent découverts parmi les manuscrits de Dunhuang,notamment l’Eloge de la Sainte Trinité («Daqin jingjiao sanwei mengdu zan»),le Zunjing,l’Hymnaire manichéen chinois(«Xiabuzan») ou encore les Psaumes en syriaque.Ces textes constituent des références très importantes pour la recherche sur ces religions et leur propagation en Chine.

✍AI写作